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    À six km de chez moi, entre Martigues et Aix-en-Provence, se trouve un site aux terres ocres.  

    Les photos ont été prises en fin de matinée, elles ne rendent pas vraiment "hommage" aux belles dames (comprenons par là les petites montagnes rouges...)

    Je compte y retourner très bientôt en fin de journée, à l'heure où la lumière rasante vient souligner le relief de toute chose. Les belles s'érigent alors fièrement, sublimées par le voile orangé laissé par le soleil déclinant ...

    De fil en aiguille (de pin), je suis allée jusqu'à la source de l'Infernet (je crois bien que quelques fées y ont élu domicile smile...) Hélas je n'ai pas réussi à faire des photos suffisamment "correctes" pour les mettre ici. Peut-être en mettrai-je quelques-unes, dans un prochain article, mais on ne peut pas dire que la beauté de l'endroit sera rendu.

     

    Mon Colorado provençal

    Mon Colorado 

    Mon Colorado 

    Mon Colorado

    Mon Colorado

    Mon Colorado

    Mon Colorado 

    Mon Colorado

    Mon Colorado 

     

    Quelques buses (si je ne m'abuse je pense que ce sont bien des buses winktongue) d'abord lointaines, se sont mises à tournoyer au-dessus de ma tête... j'ai prié Éole qu'il ne leur prenne pas la lubie de me fienter dessus intello 

     

    Mon Colorado 

    Mon Colorado

    Mon Colorado 

    Mon Colorado 

    Mon Colorado

     

    En réalité, l'histoire n'est pas aussi jolie et glorieuse qu'elle le laisse paraître. Si les magnifiques terres ocres de Roussillon dans le Vaucluse sont naturelles, il en est tout autrement du "Colorado vitrollais". 

    Il s'avère qu'à Ajka, en Hongrie, à 165 km de Bucarest, la rupture d'un réservoir stockant des résidus de bauxite a anéanti le village de Kolontar, provoquant plusieurs morts, polluant l'écosystème, et menaçant la salubrité du Danube. Le Vitrollien s'est intéressé particulièrement à cette catastrophe car Vitrolles, elle aussi, recèle des déchets de bauxite. Entre 1953 et 1969 l'usine Alusuisse, localisée dans le quartier des Aygalades à Marseille, a déversé des milliers de tonnes de boues rouges sur les collines du Griffon.  Une décharge à ciel ouvert qui témoigne encore aujourd'hui du produit phare de l'industrialisation de l'après guerre, l'aluminium. (extrait de "Le Vitrollien)

    C'est donc plus un paysage digne d'un film de science fiction qui s'offre à la vue du promeneur, peut-être une balade sur Mars...

    Mais il me plaît de continuer de croire, comme dans mon enfance, que c'est un petit Colorado provençal qui s'offre à mon regard... 


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